Alors que Stranger Things a marqué l’histoire des séries avec son mélange de surnaturel, nostalgie et suspense, ses créateurs Matt et Ross Duffer ne s’arrêtent pas là. Plutôt que de reproduire la même formule, les deux frères explorent un territoire plus intime et angoissant avec leur nouveau projet sur Netflix : Un très mauvais pressentiment (Something Very Bad Is Going to Happen). Cette mini‑série de huit épisodes, disponible le 26 mars 2026, s’inscrit dans le registre du thriller psychologique et horrifique, où le malaise ne provient pas des monstres ou des phénomènes surnaturels, mais des tensions humaines et des présages inquiétants.
Un huis clos anxiogène autour d’un mariage qui tourne mal
Au centre de l’intrigue, Rachel Harkin, interprété par Camila Morrone, une jeune femme en pleins préparatifs de son mariage, se retrouve confrontée à une série d’événements troublants. Son fiancé, Nicky Cunningham, joué par Adam DiMarco, l’accompagne dans cette semaine cruciale. La cérémonie devait se tenir dans la maison de vacances familiale, isolée au cœur d’une forêt dense, mais Rachel est envahie par un mauvais pressentiment. Les coïncidences se multiplient, chaque détail devient source de doute, et ce qui devait être une semaine de bonheur se transforme en un cauchemar progressif.
Cette approche fait de la série un huis clos narratif où l’environnement — la maison, la forêt, l’isolement — devient un personnage à part entière. La tension se construit à chaque épisode, offrant un suspens continu tout en explorant la psychologie des personnages, leurs peurs et leurs failles.
Un très mauvais pressentiment (2026) © NetflixHaley Z. Boston et une vision inspirée des classiques
La série est créée et showrunnée par Haley Z. Boston, connue pour son travail sur Le cabinet des curiosités de Guillermo del Toro. Boston revendique des influences directes de classiques comme Carrie (1976) et Rosemary’s Baby (1968), où l’angoisse psychologique et la descente dans l’inquiétude s’imposent au spectateur. Cette sensibilité se retrouve dans Un très mauvais pressentiment, qui privilégie le suspense et la tension psychologique à des frayeurs instantanées, construisant un malaise durable et profond.
La réalisation est confiée à Weronika Tofilska, qui apporte son style visuel soigné et immersif, renforçant la dimension atmosphérique et oppressante de la série. Les frères Duffer, en tant que producteurs exécutifs, apportent leur expérience du fantastique et de la narration rythmée, tout en laissant Boston développer sa propre vision.
Un très mauvais pressentiment (2026) © NetflixUn casting qui porte le récit
Le casting reflète l’ambition du projet. Camila Morrone, révélée par Daisy Jones and The Six, incarne Rachel, dont la montée du stress et la peur sont au cœur de la narration. À ses côtés, Adam DiMarco joue Nicky Cunningham, offrant une présence nuancée qui équilibre les tensions dramatiques.
La distribution inclut également des acteurs confirmés comme Jennifer Jason Leigh (Les Huit Salopards), Ted Levine, Jeff Wilbusch, Karla Crome, Gus Birney et Zlatko Burić, qui enrichissent l’univers et apportent des couches de complexité aux personnages secondaires, rendant la tension omniprésente plus crédible et immersive.
Le huis clos narratif : une tension maîtrisée sur huit épisodes
Le format limité à huit épisodes permet d’approfondir la psychologie des personnages et d’explorer comment l’isolement et les événements inquiétants affectent leurs relations. Cette structure serrée assure une progression continue de la tension et de l’angoisse, transformant chaque détail du quotidien en source de malaise et de suspense. Le huis clos accentue la sensation de claustrophobie psychologique, renforçant l’impact de chaque événement étrange ou perturbant.
Une transition créative intrigante pour les frères Duffer
Après avoir dominé la culture pop avec Stranger Things, Matt et Ross Duffer explorent désormais des récits plus matures. Ici, ils soutiennent une vision nouvelle et audacieuse plutôt que de reproduire leur succès précédent. Ce changement illustre leur volonté de faire évoluer leur univers créatif, en laissant la place à des récits où la peur naît du quotidien et de la psychologie plutôt que du surnaturel adolescent.
Une série qui suscite déjà l’anticipation
Les teasers et premières images montrent une esthétique visuelle travaillée et un suspense psychologique palpable, annonçant une expérience intense pour les spectateurs. La combinaison d’un casting solide, d’une écriture inspirée des classiques et d’une réalisation immersive promet une série qui dépasse le simple thriller horrifique pour devenir une exploration du malaise et de la tension humaine.
Les fans de récits d’horreur réfléchis et de thrillers psychologiques ne peuvent donc qu'attendre avec impatience de découvrir comment un mariage, symbole universel de joie et de rassemblement, peut devenir un cauchemar orchestré avec précision narrative.
Un très mauvais pressentiment, disponible sur Netflix dès le 26 mars 2026.

