
Series
Jan 6, 2026
Bella Hadid, du podium au prochain thriller de Ryan Murphy
Paris — Sous les lumières crues et les caméras braquées, Bella Hadid — l’icône de la mode qui a redéfini l’esthétique contemporaine — s’apprête à franchir une nouvelle frontière : celle du petit écran. Après un caméo remarqué dans la série Yellowstone en 2024, la mannequin américaine de 29 ans s’immerge cette fois dans un rôle plus radical, troublant et profondément symbolique au cœur de The Beauty, la nouvelle série événement de Ryan Murphy.
Un casting étoilé et un univers singulier
Créée par Ryan Murphy — le maître derrière American Horror Story, Glee ou encore Pose — The Beauty s’annonce comme un cocktail audacieux de thriller, horreur et satire sociale. Aux côtés de Bella Hadid, le casting réunit des visages aussi familiers qu’inattendus : Evan Peters, Rebecca Hall, Ashton Kutcher, Anthony Ramos, Jeremy Pope, mais aussi Isabella Rossellini, Ben Platt, Amelia Gray Hamlin ou encore Lux Pascal.
Cette fresque télévisuelle, produite pour FX et diffusée en exclusivité sur Disney+ en France à partir du 22 janvier 2026, promet de secouer les attentes du public — et pas seulement parce que les trois premiers épisodes seront disponibles dès le lancement, suivis d’une diffusion hebdomadaire immersive.

Bella Hadid sur le tournage de The Beauty © BACKGRID
Une esthétique du corps entre fascination et effroi
Dans The Beauty, l’histoire se déroule dans le monde scintillant de la mode mondiale — un territoire que Bella Hadid connaît comme personne — mais sous couvert d’un mal étrange et contagieux. Lorsque des mannequins internationaux commencent à mourir dans des circonstances horribles et mystérieuses, les agents du FBI Cooper Madsen (Peters) et Jordan Bennett (Hall) sont dépêchés à Paris pour démêler l’écheveau d’un phénomène apparemment surnaturel.
Ce qu’ils découvrent est aussi terrifiant que fascinant : une maladie sexuellement transmissible qui ne se contente pas de ravager — mais qui rend d’abord les porteurs parfaitement beaux, sublimés au-delà de toute mesure. Une beauté qui se paie au prix fort, jusqu’à une fin tragique et grotesque. La série n’a pas peur d’explorer ce territoire sombre et dérangeant, flirtant avec le body horror et la critique sociale la plus acérée.
Le rôle de Bella Hadid : beauté, mirage et cauchemar
Bella Hadid incarne Ruby, une supermodèle dont la trajectoire illustre à la fois l’ascension spectaculaire et la chute vertigineuse que promet The Beauty. Son rôle, paradoxalement magnifique et horrifique, dépasse le simple caméo pour incarner une métaphore puissante sur l’industrie de l’image et les attentes insatiables de perfection. Cette transformation, où la star de mode se retrouve à combattre ses propres démons sous une peau idéalisée, s’annonce comme l’un des moments les plus marquants de la série.

Bella Hadid lors du défilé Coperni printemps-été 2023 © Getty Images
Bella Hadid, figure-miroir d’une époque obsédée par l’image
Si le casting de Bella Hadid dans The Beauty intrigue autant, c’est parce qu’il dépasse la simple curiosité people. La mannequin incarne, presque malgré elle, une figure-miroir de notre époque, façonnée par les regards, les algorithmes et la marchandisation du corps. Depuis plus d’une décennie, son visage circule à une vitesse vertigineuse entre podiums, réseaux sociaux, couvertures de magazines et campagnes de luxe. Elle est à la fois sujet et surface, icône et produit, désirée et disséquée.
En ce sens, la voir évoluer dans une fiction qui questionne la beauté comme maladie systémique relève moins du hasard que de l’évidence narrative. Bella Hadid n’interprète pas seulement un rôle : elle devient un symbole vivant d’un monde qui confond valeur et apparence, visibilité et existence.
Une réflexion sociétale sur la quête obsessionnelle de perfection
Au-delà de l’intrigue policière, The Beauty se présente comme une allégorie contemporaine : jusqu’où une société est-elle prête à aller pour atteindre ce qui est perçu comme une norme de beauté ? Quels sacrifices, quelles pertes d’humanité, quelles violences morales et physiques sommes-nous prêts à tolérer pour satisfaire un idéal ? À travers ce virus qui rend beau avant de détruire, la série pose une question aussi brûlante qu’inconfortable.
Bande annonce officielle de la série The Beauty © Disney+
La mode comme territoire narratif du cauchemar contemporain
Depuis plusieurs années, la mode n’est plus seulement un décor esthétique dans la fiction : elle est devenue un espace dramatique à part entière, chargé de tensions sociales, économiques et morales. De Neon Demon à Suspiria, en passant par The Substance, l’industrie de la beauté est régulièrement représentée comme un laboratoire de l’extrême, où les corps sont testés, façonnés, sacrifiés.
The Beauty s’inscrit pleinement dans cette lignée, en transformant les défilés, les castings et les capitales du luxe en scènes de crime symboliques. Paris, épicentre du raffinement, devient ici le théâtre d’une horreur feutrée, où la quête de perfection se retourne contre ceux qui la poursuivent. En ancrant son récit dans cet univers, Ryan Murphy signe une œuvre qui dépasse le simple thriller : une fable noire sur l’obsession contemporaine de l’image, où la mode révèle ce qu’elle a toujours contenu en filigrane — la violence silencieuse de l’idéal.
Entre glamour et horreur : une série qui va faire parler
Avec sa première bande-annonce déjà dévoilée, The Beauty promet d’être parmi les séries les plus discutées de ce début d’année 2026. Entre scènes choc, performances d’acteurs inattendues et une esthétique visuelle extrêmement travaillée, ce thriller dystopique risque de s’imposer autant comme expérience narrative qu’événement culturel.
Pour Bella Hadid, ce projet représente bien plus qu’une apparition à l’écran : une immersion totale dans un récit où la beauté n’est plus une simple surface, mais une force narrative centrale, ambivalente, fascinante et dangereuse.
The Beauty, créée par Ryan Murphy et Matt Hodgson, disponible le 22 janvier 2026 sur Disney+.




