Cinéma

Dec 20, 2025

"Marty Supreme" : quand le cinéma transforme un sport en phénomène culturel

En 2026, le ping-pong s’apprête à envahir l’imaginaire collectif. Pas comme un simple sport, mais comme un terrain de jeu cinématographique où se croisent ambition démesurée, célébrité, désir et chaos. Marty Supreme, le nouveau film de Josh Safdie produit par A24, s’annonce déjà comme l’un des événements culturels majeurs de l’année. Avant même sa sortie en salles le 18 février 2026, le film impose une présence, une énergie, presque une obsession.


Une campagne promotionnelle pensée comme un spectacle

Rarement un film aura autant brouillé les frontières entre fiction et réalité avant sa sortie. La promotion de Marty Supreme ne se contente pas d’annoncer un long-métrage : elle construit un univers. Une veste siglée au nom du champion incarné par Timothée Chalamet, portée par des figures comme Tom Brady, Michael Phelps ou Frank Ocean, devient un objet culte. Vendue lors de pop-up à New York, Los Angeles ou Londres, elle se revend aujourd’hui à prix d’or, comme une relique d’un mythe déjà en train de naître.

La couleur orange, celle des balles de ping-pong exigées par Marty Reisman, devient un code visuel omniprésent. Des tapis rouges aux apparitions publiques de Timothée Chalamet et Kylie Jenner, le film s’impose dans l’espace médiatique par touches successives, presque ludiques. Dirigeable au-dessus de Los Angeles, fausse réunion marketing, expérience Airbnb : la promotion épouse l’excentricité de son personnage principal et installe Marty Supreme comme un phénomène plus large qu’un simple biopic.


Josh Safdie et Timothée Chalamet sur le tournage du film Marty Supreme (2026). © A24.


Timothée Chalamet, dans un rôle charnière

Au cœur de cette effervescence, Timothée Chalamet semble atteindre un nouveau palier. Dans la peau de Marty Reisman, champion américain de tennis de table à l’ambition féroce, l’acteur livre une performance physique, nerveuse, habitée. Il ne s’agit pas seulement d’interpréter un sportif, mais d’incarner une énergie, une obsession, une manière d’être au monde.

Chalamet s’est immergé dans le rôle avec une implication quasi maniaque, allant jusqu’à voyager avec une table de ping-pong pour perfectionner son jeu. Les premières réactions de la presse américaine évoquent une performance électrique, comparée par certains à un Loup de Wall Street version sport underground. Un rôle qui pourrait bien marquer un tournant dans sa carrière et ancrer définitivement son statut d’acteur majeur de sa génération.


Le retour audacieux de Gwyneth Paltrow

Autre événement marquant : le retour de Gwyneth Paltrow sur grand écran. L’actrice oscarisée, qui s’était éloignée du cinéma pour se consacrer à son empire lifestyle Goop, retrouve ici un rôle fort, complexe, volontairement dérangeant. Elle incarne une star de cinéma déchue, engagée dans une relation intense avec le personnage de Chalamet.

Les scènes de sexe, nombreuses et assumées, ont déjà fait parler. Paltrow évoque une approche directe, presque old-school, contrastant avec les protocoles actuels d’Hollywood. Ce retour n’a rien de nostalgique : il s’inscrit dans une prise de risque artistique, à l’image du film lui-même.


Gwyneth Paltrow dans le film Marty Supreme (2026). © A24


Un casting à la frontière des mondes

Autour de lui gravite une galerie de personnages aussi inattendus que fascinants. Fran Drescher incarne sa mère, Tyler, The Creator l’un de ses partenaires de jeu, Abel Ferrara un mafieux à la dérive, tandis qu’Odessa A’zion prête ses traits à une compagne prise dans le tourbillon de cette ascension incontrôlable. Chaque présence contribue à brouiller les lignes entre cinéma indépendant, culture pop et figures contre-culturelles.


Un film qui dépasse le cadre du biopic

Avec Marty Supreme, Josh Safdie ne signe pas seulement le portrait d’un champion atypique. Il filme la vitesse, la pression, le désir de reconnaissance, l’absurdité de la célébrité. Le ping-pong devient une métaphore : celle d’un monde où tout va trop vite, où chaque échange peut faire basculer une trajectoire.

Porté par une esthétique nerveuse, une narration tendue et une énergie brute, le film s’annonce comme une expérience cinématographique totale, à la croisée du sport, de la pop culture et du cinéma d’auteur.


Un rendez-vous déjà incontournable

Sans être encore sorti, Marty Supreme s’impose déjà comme l’un des films les plus attendus de 2026. Par son audace, sa stratégie de communication, son casting et l’implication phénoménale de Timothée Chalamet, il incarne ce que le cinéma contemporain peut produire de plus vibrant : un objet culturel qui déborde de l’écran.


Marty Supreme, de Josh Safdie, au cinéma le 18 février 2026.

Partager

Partager

Choix de la rédaction

Accès privilégié 

Soyez parmi les premiers à explorer nos nouveautés et pièces exclusives.

Accès privilégié 

Soyez parmi les premiers à explorer nos nouveautés et pièces exclusives.

Accès privilégié 

Soyez parmi les premiers à explorer nos nouveautés et pièces exclusives.